Le CMC a le blues : Ralentissement de la croissance et rappel des conséquences !

Le Centre marocain de conjoncture (CMC) vient de revoir à la baisse ses projections de croissance pour l’économie nationale.
Source : Perspectives Med
Posté Le : Mardi 16 avril 2019

Et pour cause, l’absence de pluie et les chaleurs élevées pour la saison enregistrées durant ce premier trimestre associées au retournement d’autres facteurs conjoncturels ont décidé autrement et ont frustré toutes les prévisions, même les plus prudentes, se justifie le Centre.

La projection de croissance du centre a été revue à la baisse et le différentiel est relativement élevé pour ne retenir qu’une évolution modeste de l’ordre de 2,4%. Le repli conjoncturel que connaîtrait l’économie nationale en 2019 devrait aussi s’inscrire et subir le contexte peu porteur de l’économie mondiale, relève le CMC, faisant remarquer que les principaux organismes internationaux de prévisions ont effectué une révision en cascade de la croissance mondiale, prévue initialement de 4%, le taux d’évolution de l’économie mondiale a été ajusté à 3,7% dans un premier temps pour venir, enfin, atterrir à 3,5% en janvier 2019.  Sous ce prisme, le CMC prévoit que les partenaires économiques traditionnels du Maroc seraient, eux aussi, en difficulté et devraient être affectés par ce retrait, précisant que le taux de progression du Produit intérieur brut de la zone Euro a été réduit de 0,3 point. Sur le plan national, l’activité économique devrait faire face encore une fois aux mauvaises conditions climatiques, souligne le CMC, notant que la production de la sous-branche des céréales et des légumineuses attendue pour 2019 connaîtrait un important fléchissement de 35% comparativement avec la campagne agricole précédente. De par le poids de ces spéculations dans la production agricole et du rôle qu’elles jouent sur le marché du travail rural, leur décrue aurait, sans nul doute, des effets négatifs sur l’ensemble des rouages de l’économie, affecterait le niveau de l’emploi et, par le truchement d’un déplacement de la main-d’œuvre agricole, pourrait entrainer un gonflement de la population des chômeurs des villes…